On n’apprend pas à surfer par procuration, ni devant un écran. La mer ne s’apprivoise pas à coups de tutos ou de vidéos inspirantes. Préparer un stage de surf, c’est accepter d’entrer dans un monde où la théorie ne vaut rien sans les pieds dans le sable et la planche sous le bras. Voici comment faire votre stage de surf.
Choisir un centre pour son stage
Impossible d’improviser le lieu où l’on s’initie au surf. Le choix du centre conditionne toute l’expérience. Le CNCM à Crozon incarne la référence pour toute personne désireuse de progresser, peu importe l’âge ou le niveau. L’ambiance y est inclusive : enfants, ados, adultes, passionnés ou novices, chacun trouve sa place et peut goûter à des sessions intenses, semaine après semaine.
Pour valider votre inscription, attendez-vous à remplir un formulaire assez détaillé. Les informations à fournir couvrent divers aspects :
- Vos données personnelles : nom, prénoms, date de naissance, âge, adresse complète, téléphone fixe et portable, adresse e-mail.
- Personnes à contacter en cas d’urgence : un proche, parent, tuteur, conjoint, avec coordonnées téléphoniques.
- Dates de début et de fin du stage.
Le centre attend aussi de votre part quelques engagements sur le respect des règles et sur votre comportement durant le séjour. Rien d’extraordinaire, mais mieux vaut le savoir.
Choisir ses équipements
Sur place, la plupart des centres prêtent les indispensables : combinaison néoprène et lycra. Mais pour profiter pleinement de vos journées et du retour sur le sable, mieux vaut prévoir un minimum d’affaires personnelles : un maillot de bain, une serviette de plage, un short, un jogging pour les soirées, quelques tenues légères. Ces petits plus rendent l’après-surf plus confortable.
Ces accessoires ne sont pas obligatoires, mais ils font toute la différence pour se délasser après une session musclée. Et puisqu’on parle du soleil, ne partez pas sans une bonne crème solaire : entre les rayons et la réverbération, la protection de la peau n’a rien d’accessoire.
Entrainez-vous avant !
Arriver totalement novice, sans avoir jamais testé un redressement, c’est risquer de passer à côté de l’expérience. Même les débutants peuvent se préparer en amont. Quelques exercices ciblés rendent le premier contact avec la vague bien plus agréable. Voici de quoi orienter votre préparation :
- Travailler le redressement pour se familiariser avec le mouvement clé du take-off.
- Améliorer l’endurance en boostant le cardio : natation, course à pied, vélo… tout est bon à prendre.
- Renforcer le dos et les jambes : gainage, fentes, squats, pompes, rien de sorcier mais ça change tout.
Ces entraînements facilitent l’adaptation aux efforts demandés. Oui, les courbatures ne manqueront pas de se manifester après quelques séances. Mais inutile de paniquer ou de remettre en question votre motivation. Hydratez-vous bien pour éliminer les toxines et gardez en tête que ces douleurs passagères annoncent simplement que le corps s’adapte à de nouveaux défis.
Armez-vous de persévérance
La persévérance, c’est le carburant du surfeur en herbe. Les premières tentatives seront parfois frustrantes : la vague refuse, le corps hésite, la planche désobéit. Autour de vous, certains semblent progresser à la vitesse de l’éclair. Pas de panique, ni d’amertume. Chacun avance à son rythme. Au fil des jours, les gestes s’enchaînent plus naturellement. Et la première vague réussie, même imparfaite, reste un souvenir qui vaut tous les encouragements.
Connaître les règles de sécurité
Le surf ne laisse aucune place à l’improvisation côté sécurité. Avant de goûter à la moindre vague, il faut intégrer les consignes élémentaires. Le choix du spot doit tenir compte de votre niveau et des conditions météo du jour. Toujours attacher le leash à la cheville, surveiller la trajectoire des autres surfeurs et respecter la priorité sur chaque vague, cela fait partie des automatismes à adopter. Évitez les zones réservées aux nageurs et ne sautez pas dans l’eau la tête la première. Si une difficulté survient, courant trop fort, fatigue, incident matériel, restez calme et misez sur la visibilité : une combinaison colorée, des gestes clairs, et signalez-vous rapidement autour de vous. En cas de problème, alertez sans attendre pour que les secours interviennent. Le respect de ces règles protège chacun et permet de profiter pleinement de l’expérience.
Suivre les conseils des moniteurs expérimentés
Écouter les moniteurs, c’est gagner du temps et s’éviter bien des déconvenues. Leur expérience du surf n’est pas un simple argument commercial : ils connaissent la mer, les vagues, les pièges, les bonnes pratiques. Lorsqu’ils expliquent comment pagayer, se positionner ou choisir une vague, prêtez attention et appliquez leurs recommandations. Leur rôle ne se limite pas à transmettre des techniques ; ils veillent aussi à votre sécurité et à votre progression. Accepter leurs méthodes, c’est s’ouvrir à une pédagogie adaptée, parfois différente de vos idées préconçues, mais toujours tournée vers l’efficacité.
Au fil des sessions, faites confiance à leur regard extérieur et à leurs retours. En respectant leur approche, vous mettez toutes les chances de votre côté pour avancer plus vite et limiter les risques. Les plus belles réussites naissent souvent de cette alliance entre votre engagement et leur expertise.
Un stage de surf bien préparé, c’est un aller simple pour l’aventure, avec son lot de défis, de sueur, de fierté. Ce moment où la première vague vous emporte, c’est un avant-goût d’indépendance. Le reste, c’est à la mer de l’écrire avec vous.


