Le DE la dans les textes officiels : évitez ces maladresses gênantes

Les chiffres ne mentent pas : même les textes les plus solennels trébuchent sur des détails qui hérissent les puristes. Dans les arrêtés et circulaires, l’usage du « de la » avant un nom féminin est souvent proscrit lorsque l’article défini suffit. La formule « au nom de la loi » reste tolérée, tandis que « responsable de la section » peut prêter à confusion selon le contexte administratif. Des maladresses subsistent, parfois même dans des décrets publiés au Journal officiel.

Certains guides recommandent d’éviter la répétition systématique de « de la », notamment dans les intitulés de postes ou d’unités. La rigueur attendue dans la rédaction des textes officiels impose une attention particulière à ces détails, qui peuvent altérer la clarté des prescriptions ou des responsabilités.

Le DE de la : pourquoi cette formulation pose problème dans les textes officiels

Dans les textes administratifs, l’expression « de la » s’invite un peu trop souvent, glissant des maladresses aussi bien sur la forme que sur le fond. Cherchant à gagner en précision, les rédacteurs s’égarent parfois dans des formulations alambiquées. Cette surenchère syntaxique finit par brouiller la lecture, affaiblit le message et sème le doute sur la répartition des rôles. On touche ici au cœur de la rigueur rédactionnelle : chaque mot compte, chaque excès complique.

Pour illustrer ce phénomène, prenons un détour par la neurodiversité. Le TDAH, chez l’adulte, se manifeste par un cocktail d’inattention, d’impulsivité et parfois une tendance à monopoliser la parole. Ces caractéristiques nuisent aux échanges sociaux : malentendus, maladresses, difficultés à saisir les sous-entendus. Les textes officiels, eux aussi, souffrent de ce trop-plein : trop de « de la », et le message s’obscurcit, la hiérarchie des responsabilités devient floue.

Voici quelques distinctions utiles à garder en tête :

  • Maladresse sociale : chez une personne avec TDAH, la subtilité relationnelle échappe parfois, tout comme une rédaction négligée trahit un manque de soin.
  • Anxiété sociale : elle accompagne fréquemment le TDAH, mais ses mécanismes diffèrent.
  • Comorbidité : l’association de ces troubles complexifie la situation, que ce soit dans les interactions humaines ou dans la rédaction administrative.

La distance entre un texte clair et un texte embrouillé rappelle celle qui sépare l’échange fluide des interactions laborieuses. Les symptômes du TDAH, inattention, impulsivité, trouvent leur écho dans l’écriture : une phrase qui dérape, une responsabilité mal définie, et c’est tout un service qui s’enlise. Chaque mot doit être pesé, chaque tournure interrogée.

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Éviter les maladresses : conseils pratiques et exemples pour des écrits administratifs irréprochables

Les maladresses qui s’invitent dans les textes officiels rappellent celles qui isolent les personnes concernées par le TDAH : elles créent du flou, minent la confiance, et laissent parfois un goût d’incompréhension. Un texte public trop chargé, désordonné, brise la relation de confiance entre l’administration et ses destinataires. La clarté, dans la communication écrite comme dans les interactions sociales, se travaille au cordeau.

Pour rendre vos écrits administratifs plus percutants, misez sur la simplicité. Par exemple, plutôt que « la gestion de la procédure de la demande », optez pour « la gestion des demandes ». Ce soin du détail concerne l’ensemble des documents officiels : la moindre lourdeur peut semer la confusion.

Voici des pratiques efficaces pour affiner la rédaction :

  • Analysez la fonction de chaque groupe de mots : éliminez ce qui ne fait qu’alourdir.
  • Privilégiez la voix active : les responsabilités se dessinent sans équivoque.
  • Adoptez la perspective du destinataire : la moindre imprécision peut entraîner un sentiment d’exclusion.
  • Faites relire vos textes par une personne extérieure ou sollicitez un professionnel : un regard neuf décèle souvent ce que l’habitude masque.

La lucidité sur son propre style d’écriture est un atout : savoir précisément ce que l’on veut transmettre, nommer sans détour, c’est ouvrir la voie à une communication limpide. Relecture attentive, échanges avec des pairs, mises en situation rédactionnelles : ces stratégies renforcent la clarté et restaurent la confiance des usagers envers l’administration. Un texte net, c’est une administration à hauteur d’homme, une porte qui s’ouvre plutôt qu’un couloir qui s’emmêle.